FORMATION SUR LES OUTILS DE COLLECTE DES DONNEES ET RAPPEL SUR LES TECHNIQUES D’ANIMATION (19-20 JUIN 2018)

Afin de renforcer la capacité des participants à maîtriser les liens qui existent entre les différentes conceptions tels qu’outils de collecte de données, enquête, questionnaire, guide d’entretien, animation. Le projet « Dynamisation des initiatives locales innovantes pour une interaction pacifique et durable entre éleveurs et agriculteurs » a organisé un atelier de formation à cet effet afin de mieux appréhender les différents concepts y afférents.

Le présent rapport rend compte du déroulement de nos activités, des méthodes utilisées, des résultats atteints, de la conclusion.

Atelier de présentation du programme PASTOR et du PASTOR SUD

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de la composante II du Programme d’Appui structurant de Développement Pastoral, projet « Dynamisation des initiatives locales innovantes pour une interaction pacifique et Durable entre éleveurs et Agriculteurs »,a lieu le Samedi 12 Mai 2018 au Centre Culturel Champagnat, un atelier d’information et de sensibilisation.

Après les cérémonies protocolaires, le superviseur du Département a invité les différents responsables a exécuté leur partition selon le chronogramme du programme.

  1. Le contexte ( présentation de la composante 1 et 2)
  2. Objectif
  • Zone d’intervention
  1. Les activités
  2. Débats
  3.  

 

  1. Contexte

 

Dans son introduction liminaire, le chef de projet a fait l’historique et les démarches ayant abouti à la réalisation de ce projet qui a fait l’objet de cette cérémonie qui nous réunit aujourd’hui.

A la question de la composante 1,qui relevait de la compétence du Ministère de mettre en exécution les activités, il a d’abord expliqué comment les appels à soumission ont été lancés sur le plan national et international ayant permis aux candidats de postuler d’où, le consortium RAPS-Mandoul a été retenu. Tandis que d’autres candidats ou leurs dossiers est en cours d’évaluation. Il poursuit son explication sur les composantes en ces termes : « le PASTOR a 4 composantes dont,1 gérée par le ministère et les 2,3 et 4 reparties, toutes sur les 10 régions comme suit : 2 composantes au sud, 2 au centre et les autres à l’EST ».

Les activités de la composante I sont mises en œuvres par le ministère à travers les services déconcentrés de l’état concernés.

 

  1. Objectif

Le projet PASTOR vise à renforcer le développement durable de l’élevage et l’innovation dans la gestion pacifique des ressources agro-pastorales en zone soudanienne dans les régions du Mandoul et Moyen-Chari. Contribuer à l’utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles pastorales tout en tenant compte des besoins des populations vulnérables en zone pastorale. La gestion concertée des espaces culturales et pastorales, l’aménagement de l’espace ,l’association agriculture-élevage, la modernisation et pérennisation des infrastructures hydrauliques, l’amélioration des services aux éleveurs dans différents domaines tels que l’éducation, la santé animale et humaine afin d’apporter des réponses conciliantes et économiques dans les zone à haute vulnérabilité en créant de l’emploi local aux jeunes et réduisant ainsi l’exode rurale.

Au chargé de suivi-évaluation de poursuivre, des ouvrages pastoraux seront construits dans les zones ciblées de concert avec les autochtones et éleveurs(accords sociaux) afin de faciliter la mobilité des éleveurs transhumants en toute sécurité. Au total,600 km de linéaires de délimitation et 24 ouvrages seront réalisés dans un partenariat gagnant-gagnant.

 

III. ZONE  D’INTERVENTION

Le projet « Dynamisation des initiatives locales pour une interaction pacifique et durable entre éleveurs et agriculteurs » dans la composante II du Pastor Sud couvre les deux Régions du Mandoul et du Moyen-Chari dont RAPS-Mandoul, chef de file intervient dans le Mandoul Oriental et Occidental, le BAOBAB dans le Barh-sara, AFDSEC dans la Grande Sido, API dans le LAC-IRO et le RESAP-MC dans le Barh-kôh. Cependant,40 canton sont retenus pour la mise en œuvre des activités dont 23 dans la région du Mandoul et 17 dans le Moyen-Chari.

  1. LES ACTIVITES

Dans son intervention, le chargé de suivi-évaluation a fait comprendre à l’auditoire que la mise en œuvre des activités conçues dans le projet ne concerne que les sensibilisation, l’identification des sites ou l’étude géo référenciée pour la première année. Une étude sur la ligne de base, le recrutement d’un assistant technique pour appuyer techniquement le consortium, la formation du personnel sur les outils de collectes des données, les techniques d’animation, bref, les accords sociaux pour un consensus afin d’éviter toute réalisation taxer d’impartiales par l’une des parties bénéficiaires du projet.

  1. Débats

A cette phase considéré comme nécessaire pouvant permettre aux parties prenantes à l’atelier de cerner le projet, des questions en formes d’inquiétude, de doléance, tels que :

  • Pourquoi les écoles, centres de santé et les services sociaux de base ne sont pas pris en compte dans le projet 
  • Pourquoi les autres composantes n’ont pas encore commencer ?
  • Le projet a une durée de 46 mois alors que jusqu’à présent aucun ouvrages n’est réalisé, comment vous allez vous prendre ?
  • Pourquoi certains cantons n’ont pas été pris en compte ?
  • En construisant les infrastructures, l’on ne favorise-t-il pas la sédentarisation de transhumants, source de conflits ?
  • Comment faire pour réduire l’avancer des transhumants vers le sud ?

A toutes ces questions, des réponses ont été apportées d’une manière coordonnée et satisfaisante par le chef de projet et chargé de suivi-évaluation de PASTOR Sud et surtout dans un climat détendu, amicale.

  • Conclusion

En affirmatif, l’atelier d’information et de sensibilisation composé des agro-éleveurs, des chefs de Ferricks, des représentants de producteurs, des leaders d’opinion, des représentants des leaders religieux et des autorités administratives et traditionnelles, des chefs de services déconcentré de l’état est un succès. Il  a reçu l’agrément des participants tant au niveau des explication qu’au niveau de l’exposé. Satisfait de l’exposé, les participants ont jugé peu le temps imparti à l’atelier.

Ont pris part 50 personnes dont 10 femmes.

               Commencer à 10h00, l’atelier a pris fin à 14h 50mn.

Formation sur le Pastoralisme au sahel (19-21 Février 2018)

Le déroulement de la formation

La formation a durée pendant trois (3) jours sur les modules suivants :

Module 1 : le système pastoral,

Module 2 : enjeux du pastoralisme,

Module 3 : économie pastorale et

→La plate forme pastorale au Tchad

La 1ere journée est consacrée au système pastorale d’où les différentes composante a savoir le pilier  homme, le pilier animaux et le pilier ressource naturel (eau, pâturage) ont été détaillé.

La 2eme journée est consacrée a l’enjeux  du pastoralisme et l’économie pastorale.

Le pastoralisme trois (3) enjeux spécifiques a savoir la mobilité, le foncier, et la législation sur les ressources naturelles.

L’économie pastorale  est divisée en deux valeurs : la valeur directe et la valeur indirecte.

La plateforme pastorale du Tchad vient  clôturée la 3eme journée. Un débat au tour de la Stratégie Nationale de développement pastorale (SNDP) a été ouvert aux participants et l’envi de comprendre la SNDP a fait couler les salives.

Conclusion

Vu l’importance des différentes thèmes , les participant ont jugé la durée de la formation très courte.

Atelier de lancement officiel des activités du PASTOR SUD à Goundi

Initialement prévu pour être lancé à Koumra puis à Sarh, l’atelier de lancement officiel des activités du projet Pastor Sud « Dynamisation des initiatives locales innovantes pour une interaction pacifique et durable entre éleveurs et agriculteurs est finalement lancé à Goundi, chef-lieu de la sous-préfecture, département de Mandoul Oriental, région du Mandoul. Et ce, pour diverses raisons.

Cet atelier a marqué donc le démarrage officiel des activités du projet Pastor Sud et a mobilisé plus de 500 partenaires impliqués dans la mise en œuvre des actions. A savoir, les autorités administratives (gouverneurs des régions du Mandoul et du Moyen-Chari, les préfets des six (6) départements des deux régions, les services déconcentrés de l’Etat, les autorités traditionnelles et coutumières, les autorités militaires, les représentants des éleveurs et des agriculteurs, les chefs de services privés, les femmes, les jeunes et la population de Goundi sortie massivement pour la circonstance.

La cérémonie a commencé par le mot de bienvenue de monsieur le maire de la ville de Goundi suivi de l’allocution du sous-préfet de Ngangara représentant son homologue de Goundi, empêché. Puis, tour à tour, d’autres intervenants ont pris la parole pour présenter le programme PASTOR et le projet Pastor Sud. Il s’agit notamment du Coordonnateur du RAPS-Mandoul, Chef de file du Consortium, du Coordonnateur National du programme Pastor, du chef de Secteur de Développement Rural de l’Union Européenne, du Coordonnateur de PAON, de l’Assistant Technique Régional et du Chef de Projet Pastor Sud.

La présentation du projet Pastor Sud par le Chef de Projet est suivi de débat et de questions de compréhension de la part des participants. Du débat, on peut retenir quelques points suivants :

  • Quel est le dispositif mis en place pour absorber le maximum de fonds alloué à ce projet du fait que la plupart des projets par le passé échouent pour cause de leur faible taux d’exécution des activités ?
  • Peut-on dire qu’à la fin du projet Pastor Sud on ne parlera plus des conflits agriculteurs-éleveurs ?
  • Quel est le partenariat gagnant-gagnant dont le projet Pastor Sud a fait allusion dans sa stratégie de mise en œuvre ?
  • A quand la mise en place des infrastructures prévues dans le projet Pastor Sud ?
  • Les différents acteurs à la base sont-ils impliqués dans l’élaboration du projet Pastor Sud ?

Par rapport à ces préoccupations, des éléments de réponses ont été apportés par les intervenants pour satisfaire les uns et les autres.

Après ce débat, le gouverneur de la Région du Mandoul a procédé au lancement officiel des activités du projet Pastor Sud. De son allocution, on peut retenir que toutes les autorités s’investiront personnellement aux côtés du consortium pour l’atteinte des résultats du Pastor Sud.

La cérémonie a pris fin par un déjeuner à la satisfaction de tous les participants au domicile de monsieur le chef de canton de Goundi pour les chefs traditionnelles et au domicile de monsieur le ministre pour les autres invités.

 

  • RESULTATS ATTENDUS

 

  • Les activités du projet Pastor Sud sont officiellement lancées ;

 

  • Plus de 500 personnes, acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Pastor Sud ont pris part à l’atelier de lancement officiel des activités ;
  • Les différents partenaires à la base dans les deux régions (Mandoul et Moyen-Chari) sont informés sur le projet Pastor Sud.

 

  • DIFFICULTES

Le fait de délocaliser la cérémonie de lancement des activités prévue pour Koumra à Goundi est une stratégie pour rapprocher le projet des bénéficiaires c-à-d dans la zone où il y a une forte concentration des éleveurs. Cependant, cette délocalisation a généré de nombreux problèmes d’ordre organisationnel tel que la réclamation des frais de transport par la plupart des participants ayant fait le déplacement à Goundi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXES

  • photos de la cérémonie
  • Le programme
  • TDR
  • Liste de présence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 1 : PHOTOS DE LA CÉRÉMONIE

Intervention du Préfet du Mandoul Occidental

Une vue des participants

 

ANNEXE 2 : PROGRAMME

 

PROGRAMME DE LANCEMENT OFFICIEL DES ACTIVITES

DU PROJET PASTOR SUD

 

HORAIRES

ACTIVITÉS

RESPONSABLES

8h30-09h00

Mise en place terminée

Le comité d’organisation

09h00 – 09h15

Arrivée des invités

Le comité d’organisation

09h15 – 9h30

Arrivée de :

 -Monsieur le Chef de Canton de Goundi        

-Monsieur le Maire de la    ville de Goundi

-Messieurs les Sous-Préfets

Le comité d’organisation

10h00

Arrivée de Messieurs les Préfets de : Mandoul Oriental, Mandoul Occidental, Bahr Sara, Lac Iro, Barh Koh et la Grande Sido

-Délégation de N’Djamena

Le comité d’organisation

10h15

Arrivée de Leurs Excellences Messieurs : les Gouverneurs de la Région du Mandoul et du Moyen-Chari

Le comité d’organisation

Début de la cérémonie

10h15 – 11h15

Mot de :

Sous-Préfet de Goundi

Maire de la ville de Goundi

-Coordonnateur de RAPS-Mandoul

-Coordination PASTOR

-PAON

-Union Européenne

-SEM le Gouverneur du Mandoul

Sous-Préfet

Maire

Coordonnateur RAPS-M Coordination PASTOR

PAON, UE,

Gouverneur

11h15-12h00

-Présentation du programme PASTOR

-Présentation du projet PASTOR SUD

Coordination PASTOR

Chef de Projet

12h00-12h30

Débats sur les présentations

Participants

12h30 –13h00

Cocktail

Participants

13h00

Fin de la cérémonie

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 3 :TERMES DE REFERENCE

TERMES DE REFERENCES

Atelier de lancement officiel des activités projet PASTOR SUD

 

 

  • PREAMBULE

Titre : Atelier de lancement officiel du PASTOR SUD : « Projet dynamisation des initiatives locales innovantes pour une interaction pacifique et durable entre éleveurs et agriculteurs »

 

Date et lieu : le 28 février 2018 à Goundi

Durée : 1 jour

Modérateur : Monsieur le Délégué de Développement Rural

Comité d’organisation : Equipe du projet RAPS-MANDOUL

 

  • CONTEXTE

Le Programme d’Appui Structurant de Développement Pastoral (PASTOR) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Sahel et, plus spécifiquement, du Programme indicatif national (PIN) du 11e FED, secteur “gestion durable des ressources naturelles”.

L’objectif global du programme est de promouvoir une utilisation concertée et durable des ressources pastorales au Tchad en prenant en compte les besoins des populations locales, renforçant leur résilience face aux changements climatiques en zones pastorales et agropastorales, créant des emplois notamment pour la jeunesse, et réduisant ainsi leur pauvreté. La stratégie d’intervention s’inscrit dans la mise en œuvre d’un programme structurant et innovant de développement pastoral mobilisant l’Union européenne (UE), le Tchad et l’Agence française de Développement (AFD), dans la mise en œuvre de la politique du développement pastoral du Ministère Tchadien de l’Elevage et de l’Hydraulique. Le programme sera mis en œuvre spécifiquement dans des régions à haute vulnérabilité structurelle : le Centre (Lac Fitri et Guéra), les zones frontalières de l’Est (de l’Ennedi jusqu’au Salamat) et du Sud (Mandoul et Moyen Chari). Le programme concerne environ 3 400 000 ruraux, soit 40% de la population rurale au Tchad.

L’objectif spécifique du programme est de sécuriser les acteurs, et notamment la jeunesse, de ces régions dans la gestion et l’exploitation durable des ressources agro-pastorales. Cet objectif spécifique sera mis en œuvre à travers cinq axes qui concernent :

  • Amélioration de la gestion concertée des ressources agro-pastorales (concertations, aménagements des couloirs de transhumance, points d’eau pastoraux),

 

  • Mise en place d’un dispositif de gestion pérenne d’entretien des ouvrages pastoraux,

 

  • Expérimentation de dispositifs innovants d’éducation et santé humaine et animale adaptés et pérennes en milieu pastoral,
  • Innovations dans le domaine de l’association agriculture-élevage dans les zones sous pression démographique,
  • Appui à l’amélioration des politiques publiques dans le domaine du développement pastoral et renforcement des capacités des niveaux centraux et déconcentrés. La création des emplois pour la jeunesse est un axe transversal de ces actions.

Le programme financé conjointement par l’UE et le Tchad, en étroite coordination avec les actions financées par l’AFD, sera mis en œuvre dans le cadre d’une convention de financement avec l’Ordonnateur national au Tchad.

 

Cependant le projet PASTOR SUD, « Dynamisation Des Initiatives Locales Innovantes Pour Une Interaction Pacifique Et Durable Entre Éleveurs Et Agriculteurs » a pour :

Objectif Global, contribué durablement à une utilisation concertée des ressources pastorales et agro-pastorales dans les régions de Mandoul et du Moyen-Chari tout en prenant en compte les besoins des populations locales, et renforçant leur résilience face aux changements climatiques, créant des emplois pour la jeunesse et réduisant ainsi leur pauvreté.

L’objectif Spécifique de cette action, les éleveurs (pasteurs et agro-pasteurs) sont sécurisés dans la gestion pacifique et durable des ressources agro-pastorales dans les 6 départements du Moyen-Chari et du Mandoul.

Cette action sera mise en œuvre dans les Régions du Mandoul et du Moyen Chari couvrant 40 cantons (dont 23 dans le Mandoul) issus de 6 départements des régions pour une durée de 46 mois.

V-             ObjectifS DE L’ATELIER

L’objectif principal de l’atelier est de lancer officiellement le projet PASTOR SUD dans les régions du Mandoul et du Moyen Chari.

Plus spécifiquement, il s’agit :

  • D’informer les participants sur le projet ;
  • Donner un aperçu sur les objectifs, la stratégie de mise en œuvre et les résultats attendus du projet.

VI-          RESULTATS ATTENDUS DE L’ATELIER

  • Le projet PASTOR SUD est lancé officiellement dans la région du Mandoul et du Moyen Chari ;
  • A l’issue de l’atelier, les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet sont informés sur le projet ;

 

VII-        Groupe cible et nombre de participants

Le groupe cible est constitué des autorités administratives, traditionnelles et religieuses, des chefs de services civiles et militaires, des représentants des organisations de base, des éleveurs et des agriculteurs.

         Tableau : répartition des participants

A GOUNDI, LE 28 FEVRIER 2018

REGION DU MANDOUL

 

REGION DU MOYEN-CHARI

Intitulé

Nbre Personnes

 

Intitulé

Nbre Personnes

Gouvernorat

10

 

Gouvernorat

05

Préfets

09

 

Préfets

09

Délégué Dev. Rural

01

 

Délégué Dev. Rural

01

Chef de secteur Elevage

01

 

Chef de secteur Elevage

01

Chef de secteur Agriculture

01

 

Chef de secteur Agriculture

01

Chef de secteur Environnement

01

 

Chef secteur Environnement

01

Chef de secteur Eau

01

 

Chef de secteur Eau

01

Chef de canton de Goundi

01

 

Plateforme Eleveurs

01

Plateforme Eleveurs

02

 

Animateurs

09

Représentant des Producteurs

01

 

Superviseurs

03

Imam de Goundi

01

 

Comptables

03

Cure de Goundi

01

 

Coordonnateurs

03

Pasteur Eglise Alliance

01

 

Représentant Producteurs

01

Pasteur EMET

01

 

C.A

02

World Vision

01

 

 

 

BELACD

01

 

 

 

LTDH

01

 

 

 

C.A RAPS

03

 

 

 

Radio Tchad

01

 

 

 

Radio TOB

01

 

 

 

Radio Lotiko

01

 

 

 

Radio Brakos

01

 

 

 

Superviseurs

03

 

 

 

Animateurs

09

 

 

 

Coordination RAPS

07

 

 

 

Coordonnateur BAOBAB

01

 

 

 

PCA BAOBAB

01

 

 

 

Comptable BAOBAB

01

 

 

 

Arrondissements

04

 

 

 

Maire de Goundi

01

 

 

 

Sous-Préfet de Goundi

01

 

 

 

Délégation N’Djamena (PAON, PASTOR, MEPA, UE ET AT)

06

 

 

 

Nombre

76

 

Nombre

41

TOTAUX

 

 

 

117

 

       

Formation sur l’utilisation et la fabrication des foyers améliorés

ACTIVITE : Faciliter l’accès aux foyers améliorés aux 1 000 femmes de 10 cantons : les premières séances de formation réalisées sur l’utilisation et la fabrication des foyers améliorés sont réalisées.

Aperçu sur les impacts du projet de manière générale

3.1- Impact sur les producteurs et productrices formées :

  • Accroissement des compétences techniques en matière de production agro-arbo-pastorale ;
  • Duplication des techniques et des savoir-faire acquis ;
  • Développement d’un circuit d’approvisionnement en semence de couverture permanente du sol ;
  • Acquisition des compétences en planification et organisation des activités agro-arbo-pastorales et l’aménagement du terroir ;
  • Bonnes pratiques d’élevage existe dans la région du projet
  • Engagement plus soutenu au sein de la communauté ;
  • La femme est positionnée comme actrice principale dans la lutte contre la coupe abusive de bois.

 

3.2- Impact sur les groupes cibles :

  • Amélioration des techniques de restauration des sols ;
  • Amélioration du rendement de la production agro-arbo-pastorales ;
  • Meilleure conservation et des eaux ;
  • Amélioration de la planification, de gestion et de conservation des produits agro-arbo-pastoraux;
  • Maîtrise et meilleures gestion des infrastructures et des voies d’accès ;
  • Participation active des femmes, des jeunes et amélioration de leurs conditions de vie.
  • Meilleure gestion et appropriation des sites de démonstration.

 

3.3-impacts sur les bénéficiaires finaux

  • Les populations habitant les départements de Mandoul Oriental et Mandoul Occidental vont accéder plus facilement aux techniques de lutte contre la dégradation des terres cultivable et les matériels de production adaptés aux changements climatiques ;
  • Les éleveurs de la zone de l’action vont être à proximité des infrastructures pastorales et voir leur bétail en bonne santé.
  • Les départements du Mandoul Oriental et Mandoul Occidental seront capables de mettre en place l’agroforesterie et l’arboriculture fruitières et assurer ainsi la gouvernance locale de sécurité alimentaire.

Les impacts du projet de manière générale

3.1- Impact sur les producteurs et productrices formées :

  • Accroissement des compétences techniques en matière de production agro-arbo-pastorale ;
  • Duplication des techniques et des savoir-faire acquis ;
  • Développement d’un circuit d’approvisionnement en semence de couverture permanente du sol ;
  • Acquisition des compétences en planification et organisation des activités agro-arbo-pastorales et l’aménagement du terroir ;
  • Bonnes pratiques d’élevage existe dans la région du projet
  • Engagement plus soutenu au sein de la communauté ;
  • La femme est positionnée comme actrice principale dans la lutte contre la coupe abusive de bois.

 

3.2- Impact sur les groupes cibles :

  • Amélioration des techniques de restauration des sols ;
  • Amélioration du rendement de la production agro-arbo-pastorales ;
  • Meilleure conservation et des eaux ;
  • Amélioration de la planification, de gestion et de conservation des produits agro-arbo-pastoraux;
  • Maîtrise et meilleures gestion des infrastructures et des voies d’accès ;
  • Participation active des femmes, des jeunes et amélioration de leurs conditions de vie.
  • Meilleure gestion et appropriation des sites de démonstration.

 

3.3-impacts sur les bénéficiaires finaux

  • Les populations habitant les départements de Mandoul Oriental et Mandoul Occidental vont accéder plus facilement aux techniques de lutte contre la dégradation des terres cultivable et les matériels de production adaptés aux changements climatiques ;
  • Les éleveurs de la zone de l’action vont être à proximité des infrastructures pastorales et voir leur bétail en bonne santé.
  • Les départements du Mandoul Oriental et Mandoul Occidental seront capables de mettre en place l’agroforesterie et l’arboriculture fruitières et assurer ainsi la gouvernance locale de sécurité alimentaire.

Mission N°2 Coordination AMCC

DEUXIEME MISSION DE LA COORDINATION AMCC

Le Ministère de l’Environnement et de la Pêche Tchad a  signé un contrat de subvention « Contrat N°ENV/2016/380-121 » avec l’ONG– RAPS –Mandoul le  12 décembre 2016 afin de mettre en œuvre ledit

L’objectif global de ce projet est de contribuer durablement à la diminution de gaz à effet de serre et à l’accroissement durable de la production agropastorale ainsi qu’à l’adaptation aux changements climatiques.

Les résultats attendus de ce projet sont : (i) La fertilité des sols est restaurée à travers les systèmes et techniques intégrés avec recours à la régénération, la protection des sols fortement dégradés, l’utilisation de la couverture permanente du sol et de l’engrais organique (R1); (ii) Un système de production climato-résilient est promu  à travers le recours aux techniques d’adaptation et de prise en compte des effets du changement climatique dans les systèmes intégrés et  associant l’élevage, l’agriculture et l’agroforesterie (R2) ; (iii) Les écosystèmes et les terroirs de production sont réhabilités et les Ressources Naturelles (RN) sont mieux conservées et gérées efficacement (R3) ; et (iv) Une meilleure capitalisation et large diffusion des expériences en matière de changement climatique est réalisée.

La première mission de suivi avait permis de faire la lumière sur   (i) la mise en place du personnel, des équipements et investissements, (ii) le niveau d’implication des parties prenantes, (iii) le suivi du niveau  d’atteinte des résultats / indicateurs selon le chronogramme de mise en œuvre (semestre 1), (iv) les échanges sur les dispositifs expérimentaux, etc.

Afin de poursuivre le suivi de la mise en œuvre de ce projet, une deuxième mission est prévue  du 27 novembre au 03 décembre 2017 dans la région du Mandoul (sites pilote du projet)

 

  1. Objectif

L’objectif principal de la mission est de poursuivrel’évaluation de la mise en œuvre des activités du projet

  1. Activités à réaliser
  • Faire une évaluation de la mise en œuvre des activités du projet sur la base des échanges et des discussions avec l’équipe du projet y compris les entités affiliées, les bénéficiaires, les autorités locales, etc.
  • faire des visites de terrains (champs écoles, parcelles paysannes, etc.) ;;
  • Apprécier les outils, supports pédagogiques, les produits, les services, les documents (rapports, protocole d’accord, audio, video, etc) élaborés ;
  • Collecter lesavis des bénéficiaires et des personnes formées, etc;
  • Apporter des conseils et faire des recommandations.
  1. Résultat attendus

A l’issue de cette mission :

  • Le bilan de la mise en œuvre des activités du projet est réalisé
  • Les produits et services élaborés sont revus et appréciés
  • Les gaps, les difficultés rencontrées et les solutions préconisées sont discutés
  • Les avis des bénéficiaires et des autorités locales sont collectés
  • Des conseils et recommandations sont faits à l’équipe du projet et ses partenaires

 

  1. Composition de l’équipe de mission

Cellule de coordination du projet AMCC-Tchad (1), Direction de Lutte Contre les Changements Climatiques et de l’Education Environnementale (1),  Point focal Agriculture et Elevage  (2), Assistant technique (voyage par avion), spécialiste en adaptation au changement climatique, Chauffeur (1)

 

Atelier de restitution du voyage d’échange

Restitution du voyage d’échange au Sénégal

visite d’échanges et de formation au projet Beersheba à Sandiara au Sénégal.  

Cette visite d’échange a eu lieu du 15 au 23 Juillet 2017 au Sénégal au projet Beer Shéba et à Agrisud.

La réalisation de ce voyage a pour objectif de :

  • Échanger avec les responsables sur les expériences du projet Beersheba en matière de l’agriculture de conservation.
  • Observer les techniques vulgarisées par le projet Beersheba sur l’agriculture de conservation ;

Pendant ce voyage et d’après les échanges qui ont  eu lieu avec les responsables, les points des échange portent sur : la formation proposée par le projet Beersheba qui est à la fois pratique, intense, et l’expérience montre que les participants manifestent l’intérêt de replicabilité après leur formation. Les participants ont échangé sur l’agriculture de conservation après observation sur le terrain d’un champ avec cette technique. D’autre volets comme l’élevage, l’agroforesterie, la culture des herbes fourragères sont des pratiques très inspirantes observées à Beersheba. Lors de cette visite, les pratiques agricoles contre les changements climatiques développées par agrisud ont été visitées et plusieurs producteurs appuyés par cette institution ont été rencontrées sur leurs sites de production pour les échanges. Ces pratiques sont la mise en place des champs avec les lignes alternées, les bandes alternées, la fabrication du compost et du thé de compost.

Les participants à cette visite sont :

Midarina Seraphin : président du Conseil d’administration du RAPS-Mandoul. Il représente l’ONG Raps-Mandoul dans la réalisation de cette visite.

Aïngar Génia : Coordonnateur national du RAPS-Mandoul et Coordonnateur du Projet.

Djimte Obed : Chef de projet. Chargé de la mise en œuvre du projet.

KALTOUMA NGARMBASSA : productrice agricole, formatrice locale du canton Goundi

NGARYEDJI KIMADOUMBAYE : producteur agricole, formateur locale

MOTANA NAMBISSANGAR : producteur agricole.

A4.4.Organisation des  ateliers de restitution de voyage d’échange (29 Novembre 2017)

L’organisation de ces ateliers ont permis aux participants au voyage d’échange au projet Beersheba[1]de Sénégal des restituer le contenu des échange. Cette restitution a permis les producteurs des 10 cantons d’apprécier les techniques pratiquées et diffusées par le projet visité et voir dans quelle mesure c’est possible de les répliquer.

 

[1]http://www.beershebaproject.org

Cérémonie de signature du contrat PASTOR SUD

Aperçu sur la cérémonie de signature du contrat PASTOR Sud

DATE: 19 Octobre 2017

LIEU: Coordination du PASTOR à N’Djamena

Comme vous le savez, le présent Programme d’Appui Structurant de Développement Pastoral (PASTOR) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Sahel et, plus spécifiquement, du Programme indicatif national (PIN) du 11e FED, secteur “gestion durable des ressources naturelles”.

L’objectif global du programme est de promouvoir une utilisation concertée et durable des ressources pastorales au Tchad en prenant en compte les besoins des populations locales, renforçant leur résilience face aux changements climatiques en zones pastorales et agropastorales, créant des emplois notamment pour la jeunesse, et réduisant ainsi leur pauvreté. La stratégie d’intervention s’inscrit dans la mise en œuvre d’un programme structurant et innovant de développement pastoral mobilisant l’Union européenne (UE), le Tchad et l’Agence française de Développement (AFD), dans la mise en œuvre de la politique du développement pastoral du Ministère Tchadien de l’Elevage et de l’Hydraulique. Le programme sera mis en œuvre spécifiquement dans des régions à haute vulnérabilité structurelle : le Centre (Lac Fitri et Guéra), les zones frontalières de l’Est (de l’Ennedi jusqu’au Salamat) et du Sud (Mandoul et Moyen Chari). Le programme concerne environ 3 400 000 ruraux, soit 40% de la population rurale au Tchad.

L’objectif spécifique du programme est de sécuriser les acteurs, et notamment la jeunesse, de ces régions dans la gestion et l’exploitation durable des ressources agro-pastorales. Cet objectif spécifique sera mis en œuvre à travers cinq axes qui concernent :

  • Amélioration de la gestion concertée des ressources agro-pastorales (concertations, aménagements des couloirs de transhumance, points d’eau pastoraux),
  • Mise en place d’un dispositif de gestion pérenne d’entretien des ouvrages pastoraux,
  • Expérimentation de dispositifs innovants d’éducation et santé humaine et animale adaptés et pérennes en milieu pastoral,
  • Innovations dans le domaine de l’association agriculture-élevage dans les zones sous pression démographique,
  • Appui à l’amélioration des politiques publiques dans le domaine du développement pastoral et renforcement des capacités des niveaux centraux et déconcentrés. La création des emplois pour la jeunesse est un axe transversal de ces actions.

Le programme financé conjointement par l’UE et le Tchad, en étroite coordination avec les actions financées par l’AFD, sera mis en œuvre dans le cadre d’une convention de financement avec l’Ordonnateur national au Tchad.

 

Il est opportun de rappeler qu’il est plus important de  noter que ce présent  projet PASTOR SUD, « Dynamisation des initiatives locales innovantes pour une interaction pacifique et durable entre éleveurs et agriculteurs » a pour Objectif Global : Contribuer durablement à une utilisation concertée des ressources pastorales et agro-pastorales dans les régions de Mandoul et du Moyen-Chari tout en prenant en compte les besoins des populations locales, et renforçant leur résilience face aux changements climatiques, créant des emplois pour la jeunesse et réduisant ainsi leur pauvreté.

L’objectif Spécifique de cette action : Les éleveurs (pasteurs et agro-pasteurs) sont sécurisés dans la gestion pacifique et durable des ressources agro-pastorales dans les 6 départements du Moyen-Chari et du Mandoul.

Cette action sera mise en œuvre dans les Régions du Mandoul et du Moyen Chari couvrant 40 cantons (dont 23 dans le Mandoul) issus de 6 départements des régions pour une durée de 46 mois.

 

 

Le consortium ONG RAPS-Mandoul, BAOBAB, RESAP-MC, AFDSEC, APDI, conformément aux formulaires de soumission de leur action, s’engage à atteindre les résultats suivants :

  • R1 – Les capacités des 5 124 acteurs sont renforcées dans l’animation et 2 documents de stratégies régionale du développement pastoral durable et de la résilience aux changements climatiques élaborés ;
  • R2 – Les mécanismes de concertation mobilisant 36 320 personnes issues de 46 comités de gestion et conduisant à la conclusion de 24 conventions locales pour une gestion durable des ressources pastorales et du foncier agro-pastoral existent et 600 km de linéaires de délimitation sécurisant la mobilité et 24 ouvrages d’hydrauliques pastorales réalisés ;
  • R3 – Le dispositif de service de santé animale de proximité mobilisant 200 auxiliaires et 6 vétérinaires privés sont développés en recherche-action ;
  • R4 – 40 accords sociaux de partenariat gagnant-gagnant permettent une meilleure association durable et pacifique des systèmes agriculture-élevage touchant 58 750 éleveurs-agriculteurs sont conclus.

 

Quant aux Groupe(s) cible(s) de cette action sont les 100 400 personnes (dont 25% des femmes) constitués des éleveurs, des agriculteurs et leurs familles, des bouviers, des services déconcentrés de l’Etat, des autorités administratives, militaires et locales, des élus locaux, la société civile, les vétérinaires, le parc de Manda.

Et les Bénéficiaires finaux, les 1 471 448 personnes (dont 748 604 femmes) constituées de l’ensemble des populations des deux régions : Mandoul et Moyen Chari, (source recensement général de l’habitat 2009).

 

 

 

Formation en techniques de plantation et de régénération naturelle des espèces autochtones.

Du 17 au 18 novembre 2017 à la ferme expérimentale de RAPS-Mandoul à Koumra, s’est tenu une formation sur les techniques de plantation et de régénération naturelle des espèces autochtones.

PREMIERE PARTIE : GENERALITES

  1. CROISSANCE DEMOGRAPHIQUES ET CONSEQUENCES SUR LES RESSOURCES NATURELLES

La  croissance rapide de la population  due aux progrès de la médecine et de l’hygiène publique  ont permis d’éliminer certaines grandes épidémies et  épidémies. Elle s’est traduite par l’exploitation accélérée des ressources en eau, en sol et en végétation ligneuse.

Les migrations vers les villes et vers d’autres zones n’ont pas ralenti les phénomènes de pression sur les ressources naturelles ; aboutissant à des systèmes d’exploitation confinés dans des espaces ruraux parfois très limités.

Dans ces conditions, l’absence des cultures irriguées maintient les agriculteurs vis-à-vis des conditions agro-météorologiques et de leurs aléas.

II.EQUILIBRE DE LA FORET NATURELLE

La forêt naturelle constitue un ensemble de vies où règne un équilibre dynamique entre les végétaux de toute taille, les micro-organismes, les insectes et les animaux supérieurs. Chacun, selon sa biologie, son dynamisme, sa longévité, lutte pour la vie. Dans cette forêt naturelle, des changements longs et progressifs s’effectuent en même temps, selon les lois complexes de la concurrence à multiples actions entre ses composantes.

III.ROLES DE LA VEGETATION NATURELLE

La végétation spontanée (naturelle), de par ses rôles de protection et de production, a encore d’autres avantages non les moindres. Elle permet à l’agriculteur de lire rapidement les qualités d’un sol par rapport à l’installation de ses cultures.

Lorsque les défrichements des forêts naturelles sont répétés, avec des temps de jachères très court ou lorsque les cultures vivrières se succèdent sur un défrichement jusqu’à l’épuisement du sol, l’existence de la forêt est déjà mise en cause. Compte tenu de tout ce qui précède et pour notre survie et pour celle des générations à venir, nous sommes tenus de gérer efficacement nos forêts naturelles. La plupart de nos espèces ont une grande capacité de régénération, soit par les souches, soit par les graines si la pluviométrie est suffisante. Cependant, il faudrait qu’elles soient protégées afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle.

A / Protection contre les feux de brousse

Les feux de brousse sauvages constituent le facteur de destruction le plus important de nos forêts. C’est un grand danger pour l’équilibre biologique et la survie en milieu rural. Il est certes très difficile d’interdire les feux de brousse, mais mieux les gérer s’avère indispensable.

B/ Protection contre le bétail

Le surpâturage et le broutage actuels sont en partie responsables de la dégradation  de nos formations ligneuses. Il est essentiel de protéger ces formations contre le bétail pour favoriser le processus de régénération naturelle.

COMMENT FAVORISER LA RGENERATION NATURELLE DES ESPECES AUTOCHTONES

Avant d’engager toute action en faveur des espèces ligneuses naturelles ou artificielles, on doit bien identifier quels vont être les acteurs et les bénéficiaires des résultats attendus. La réalisation des opérations des peut être motivée par trois (3) niveaux :

  • Au niveau privé ou individuel :

Décidé par un chef de famille ou d’exploitation et entraine les autres sous son autorité. Des jeunes, des hommes, des femmes peuvent aussi entreprendre des actions  à titre individuel.

  • Au niveau du groupe :

L’idée peut venir des différents groupes dans une localité en vue de résoudre un problème. Les décisions importantes sont prises en assemblée ; les décisions courantes par leur bureau (président, secrétaire général, trésorier…).

  • Au niveau collectif ou commun

Décision par les notables, autorités religieuses, chefs de villages…

Des actions de mise en défens sont possibles pour chaque niveau d’intérêt avec chaque type d’acteur, cependant, il faut tenir compte des avantages et des inconvénients qui leur sont liés.

Formation en techniques de couverture permanente du sol (ou Système SCV), d’association des cultures et la production d’engrais organiques

Le Tchad comme tous les pays de la zone des savanes africaines font face aux phénomènes de dégradation accélérée des sols, suite aux activités anthropiques, notamment celles liées au secteur agricole.

En somme, l’agriculture est  grande exportatrice d’éléments minéraux, dont la restitution au sol est nécessaire par l’engrais minéral ou un substitut à celui-ci : soit la jachère longue, soit la fumure organique qui réalise alors un transfert de fertilité. Malheureusement, l’espace agricole en voie de saturation, fait régresser et disparaitre les jachères et rend difficile le transfert de fertilité.

L’engrais minéral de fond qui est donc une condition nécessaire au maintien de cette agriculture, n’est pas dans la pratique parfois disponible,  ni accessible aux producteurs compte tenu de son cout élevé.

Seul le recours à la fumure organique semble être possible pour  permettre l’amélioration de la fertilité des sols. C’est donc pour cette raison que le projet du RAPS-Mandoul a préconisé organiser cette formation au profit des producteurs des dix cantons que couvre le projet.

Cette synthèse tente de retracer les points clefs abordés au cours des séances des travaux de ladite formation.

1.- LES OBJECTIFS ET LES RESULTATS ATTENDUS DE LA FORMATION

  • L’objectif global de la formationest d’apprendre aux producteurs les bases de pratiques culturales qu’ils pourront reproduire chez eux. Il s’agit de façon spécifique d’outiller les producteurs sur le travail minimum du sol, en techniques de couverture permanente de sol et de fabrication de compost.
  • Les résultats attendus

A l’issue de la formation, les participants doivent être capable de :

  • Connaitre les principes de base du travail minimum du sol ;
  • Maitriser les techniques d’association pertinente des cultures ;
  • Maitriser les processus de fabrication de compost /fumier ;
  • Adopter les techniques de couverture permanente du sol.

2.- LES PRINCIPAUX MODULES 

Le module de la formation est traité à travers quatre thèmes suivants :

  • Bref aperçu sur le travail minimum du sol ;
  • Les pratiques de gestion de la fertilité du sol ;
  • Les techniques de production des engrais organiques ;
  • Les techniques de couverture permanente du sol.

 

  1. – DEROULEMENT DE LA FORMATION

La formation des producteurs en techniques de couverture permanente du sol (ou système SCV), d’association des cultures et la production d’engrais organiques, organisée par le projet terrain du RAPS-Mandoul et regroupant 53 participants venus des dix (10) cantons que couvre le projet,  s’est déroulée du 7 au 8 novembre 2017 à la Ferme (Champ Ecole) dudit projet a Ngomana/Koumra. 

Ladite formation a connu plusieurs phases :

3.1- La cérémonie d’ouverture

Il n y a pas eu une cérémonie d’ouverture officielle par une autorité locale, cela dans le souci du RAPS-Mandoul de gagner de temps par rapport  au retard connu dans la réalisation de cette activité. La cérémonie a commencée par le mot de bienvenue du Chef de Projet, Mr DJIMTE OBED, qui dans son intervention a d’abord remercié les participants d’avoir accepté honorer leur présence a cette séance de formation dont le thème cadre avec nos problèmes réels en matière de la fertilité des sols.  Il a ensuite invité les participants à suivre attentivement les différents thèmes qui vont être traités afin d’en tirer meilleurs profits. Il en est suivi la (i) présentation des participants et (ii) l’élaboration de l’agenda de la formation par les participants qui se présente comme suit :

HORAIRES

ACTIVITES

8h-10h

Cours

10h30-11h

Pause-café

11h-13h

Cours

13h-14h

Pause- Repas

14h-16h

Cours

 

Après l’élaboration de l’agenda de formation et de son adoption par les participants, la parole fut donnée au formateur, Mr DJANAN DJITOG, afin de procéder à la formation.

3.2 La formation proprement dite

Les points abordés par le formateur portent sur :

  • LE BREF APERCU SUR LE TRAVAI DU SOL
  1. La définition du sol

C’est une partie superficielle, meuble de l’écorce terrestre, résultant de la transformation, au contact de l’atmosphère, de la couche (roche mère) sous-jacente et soumise à l’érosion et à l’action de l’homme.

  1. Le travail du sol

Le travail du sol commence par le choix de la parcelle à cultiver et son défrichement suivis de :

  • L’apport de la fumure organique ;
  • Le labour ;
  • Le semis/resemis
  • Le sarclage/buttage

 

  • LES PRATIQUES DE GESTION DE LA FERTILITE DES SOLS

 

3.2.2.1 L’ASSOCIATION DES CULTURES

L’association des cultures est l’ensemble des plantes d’espèces différentes vivant dans un même milieu.

Les raisons qui guident les producteurs à pratiquer l’association des cultures sont :

  • Les aléas climatiques (changements climatiques) 
  • L’insuffisance de la main d’œuvre agricole ;
  • Réduction de l’espace agricole.

3.2.2.2 LA ROTATION DES CULTURES

C’est la succession des cultures sur une même parcelle ou sur un même sol sur plusieurs années.

Les raisons qui guident les producteurs à pratiquer la rotation des cultures sont :

  • Lutter contre les ennemies des cultures ;
  • Maintenir la fertilité du sol.

Ces premiers points ont fait l’objet des travaux de groupe permettant de comprendre les raisons qui guident les producteurs à ces pratiques ainsi que leurs inconvénients et avantages.

3.2.2.3 LES PRATIQUES TRADITIONNELLES DE GESTION DE LA FUMURE ANIMALE

Trois systèmes traditionnels de parcages sont couramment rencontrés en zone de savane africaine :

  1. Le parcage de nuit au piquet avec translation du dispositif sur les parcelles.

 Ce système consiste à immobiliser les animaux pour la nuit sur  les parcelles après la récolte, ou en saison des pluies sur des jachères  en les attachant à un tronc d’arbre. Cette technique du parcage, très connue en zone soudano-sahélienne, est le moyen privilégié utilisé pendant la saison sèche pour la fertilisation des champs de céréales qui forment la première auréole du village. Elle a longtemps  permis de valoriser les déjections animales des troupeaux transhumants par le biais de contrats de fumure traditionnels passés entre les agriculteurs sédentaires et les pasteurs venus, pour la saison sèche,  d’une autre région. Ce type de contrat se fait aujourd’hui rarement en raison de la détérioration de nombreux terroirs africains.

 

  1. B) Les parcs de nuit mobiles

Ce sont les pasteurs Peul qui parquent leurs animaux dans des petits enclos d’épineux sur leurs propres parcelles de cultures, durant l’intersaison agricole, ou sur les zones défrichées et destinées à être cultivées. Ce système est souvent fondé  sur un rapport très favorable entre l’effectif du cheptel, et donc les surfaces pâturées et les surfaces à fertiliser. 

  1. C) Les parcs de nuit fixes

Ces parcs sont fréquents dans les villages secondaires, dont le cheptel bovin est regroupé en troupeaux généralement collectifs. Ce système pose le problème du transport des déjections accumulées  dans le parc vers les parcelles. Dans la majorité des cas, il y a un gaspillage important de fumure et le plus souvent les épandages sont limités à des petites parcelles ou à des jardins proches du parc.

3.2.2.4 Les pratiques améliorées

Les formes de fumure organique élaborée sont le fumier et le compost. Des méthodes améliorées permettent de fabriquer un fumier correct selon les techniques suivantes :

  1. Les parcs améliorés qui des parcs de nuit ou l’on apporte de la litière ;

Il consiste à apporter, dans les parcs de nuit des animaux, un maximum de matière végétale d’origine et de qualités variables : pailles, résidus de récolte, déchets de battages.

Les conditions indispensables de réussite de la technique sont :

  • Existence des troupeaux bovins gérés à l’échelle familiale ;
  • Equipement en traction animale en particulier en charrettes.
  1. Les parcs d’hivernage

La technique consiste à implanter directement sur la parcelle de céréales les parcs clôturés destinés à la fabrication du fumier de manière à limiter les transports de pailles. Le fumier fabriqué est ensuite épandu sur cette même parcelle dans le cadre d’une rotation triannuelle.

  1. Les étables et fosses fumières

Ces techniques permettent de fabriquer un véritable fumier au sein de l’exploitation agricole, avec les animaux ingérés à cette exploitation.

 

 

   

3.2.3- LA PRODUCTION DES ENGRAIS ORGANIQUES

3.2.3.1- LES CONCEPTS CLES

  1. ENGRAIS

L’engrais est un produit organique ou minéral incorporé au sol pour en maintenir ou en  accroitre la fertilité.

Les engrais apportent aux plantes cultivées des éléments quelles n’entrouvrent pas dans le sol en quantité insuffisante et qui améliorent les conditions de leur nutrition et de leur croissance. Les engrais fournissent des éléments fertilisants majeurs (N, P, K), des éléments secondaires (Ca, S, Mg, etc…) et des oligo-éléments. Les macroéléments jouent les rôles suivants :

  • N : développement des tiges, feuilles ;
  • P : formation des fruits et grains ;
  • K : favorise la circulation de la sève et le développement des racines

On distingue trois principaux types d’engrais :

  1. L’engrais vert : plante que l’on enfouit par le labour, au lieu de la faucher, pour fertiliser le sol ;
  2. Les engrais organiques, comme le fumier, compost ;
  3. Les engrais minéraux naturels ou produits par l’industrie (agriculture intensive= grande quantité de produits…….)
  4. LA FERTILITE DU SOL

La notion de fertilité des terres est familière à tous, mais recouvre des significations bien différentes : richesse chimique, aptitude culturale….ou “fécondité “ de la terre. Selon le Petit Larousse, un sol est dit fertile lorsqu’il peut donner d’abondances récoltes.

  1. LE FUMIER ET LE COMPOST

Le fumier est un mélange fermenté des litières et des déjections des animaux, utilisé comme engrais. Le compost par contre est un mélange de résidus organiques et minéraux, utilisé pour l’amendement des terres agricoles. Ces engrais organiques ont un triple rôle essentiel après transformation en humus :

– Rôle chimique : enrichissement du sol en NPK ;

– Rôle physique : amélioration de la structure du sol ;

– Rôle Biologique : multiplication des microorganismes du sol (animaux du sol).

  1. D) LHUMUS

C’est une subsistance colloïdale noirâtre résultant de la décomposition partielle, par les microbes du sol, des déchets végétaux et animaux.

 

3.2.1.3  LA FABRICATION DU COMPOST

  1. A) LE COMPOSTAGE

C’est la préparation du compost, consistant à laisser fermenter de résidus agricoles ou urbains (ordures ménagères ou non avec la terre végétale).

Il s’agit de mettre ensembles de débris végétaux, animaux, des déchets ménagers (exceptions de ceux qui ne pourrissent pas : boites de conserve, plastiques, tissons de bouteilles), herbes, tourteaux, faux troncs de bananiers hachées, résidus de récolte du jardin sauf en cas de maladie. La réussite d’un bon compostage nécessite :

  • L’abondance de la matière sèche ;
  • L’eau ;
  • Les matériels de collecte et de transports de la matière organique (porte-tout, charrette, coupe-coupe, etc.).

 

  1. Les méthodes de fabrication de compost 

Les méthodes de compostage sont nombreuses et quelques-unes ont été abordées au cours de la formation : le compostage sans fosse, avec fosse et le compostage industriel.

3.2.1.4.- Projection d’un film

A la fin de la formation théorique, un film  illustrant l’agriculture des pays développés du nord à celle de l’Afrique (Burkina Faso) a été projeté. 

3.2.1.5.- Phase pratique : fabrication du compost avec fosse par les participants

Cette phase pratique a mis fin aux travaux de la formation réalisés par le formateur. Elle est suivie par l’évaluation de ladite formation par les participants.

3.3- EVALUATION DE LA FORMATION

Apres la phase pratique sur la fabrication du compost, les participants sont repartis en salle et ont procédé à l’évaluation de la formation. Sur 53 participants, 48 ont rempli leur fiche d’évaluation et les dépouillements donnent les résultats suivants :

3.3.1) Les appréciations de la formation

  • Appréciations du contenu des présentations :
  1. Assez-bien : 10 sur 48, soit 20,83% ;
  2. Bien : 238 sur 48, soit 58,33 % ;
  3. Très bien : 10 sur 48, soit 20,83%.
  • Appréciations des discussions et participations :
  1. Assez-bien : 7/48, soit 14,58% ;
  2. Bien : 23/48, soit 47,91% ;
  3. Très bien : 18 sur 48, soit 35,5%.
  • Appréciations des réponses aux questions :
  1. Assez-bien : 13 sur 48, soit 27% ;
  2. Bien : 19 sur 48, soit 39,58% ;
  3. Très bien : 16 sur 48, soit 33,33%.
  4. Appréciations du lieu de formation :
  5. Passable : 5/48, soit 10,41% ;
  6. Assez-bien : 8 sur 48, soit 16,66% ;
  7. Bien : 22 sur 48, soit 45,83% ;
  8. Très bien : 14 sur 48, soit 29,16%.
  9. Appréciations de la restauration :
  10. Passable : 12/47, soit 25,53% ;
  11. Assez-bien : 14 sur 47, soit 29,78% ;
  12. Bien : 15 sur 47, soit 31,91% ;
  13. Très bien : 6 sur 47, soit 12,76%.

N.B. : un participant n’a pas coché la dernière ligne de la question 5

3.3.2) Les propositions d’améliorations

Les propositions d’amélioration de la prochaine formation faites par les participants portent essentiellement sur :

  • La poursuite de la formation car le thème cadre bien avec les problèmes réels que rencontrent les producteurs en matière de restauration des sols dégradés. Il souhaite vivement que le même formateur revienne pour d’autres formations et qu’il y ait également le recyclage des producteurs par rapport au thème de la présente formation ;
  • Les participants venant des cantons éloignés souhaitent que le projet prenne en charge les frais de leur déplacement ;
  • La mauvaise organisation de la formation a été signalée par certains participants : insuffisance de matériels et de pailles pour la fabrication du compost, la salle de formation n’est pas apprêtée à temps, 

Conclusion

Au regard de la problématique de la dégradation des sols dans les dix cantons du Mandoul que couvre le projet, nous sommes tous (producteurs, agents de développement) convaincus que la présente formation est venue à point nommé. Les appréciations des producteurs sur les différents thèmes de la formation le prouvent clairement. Les objectifs ainsi que les résultats attendus de la formation semblent être pleinement atteints. Les producteurs ont grand intérêt à reproduire et vulgariser les différentes techniques apprises en vue de restaurer les sols dégradés.

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